Discours Ambassadeur
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Salon International de l'Entreprise, de la PME et du Partenariat - PROMOTE 2011
Palais des Congrès, Yaoundé, Cameroun | Le 9 décembre 2011, 11h00
Salon International de l'Entreprise, de la PME et du Partenariat - PROMOTE 2011
Allocution prononcée par l’Ambassadeur Robert P. Jackson au Pavillon américain
Merci à vous tous d'être venus au Pavillon américain aujourd'hui dans le cadre du salon PROMOTE 2011. Je suis heureux de constater que la présente édition de PROMOTE- notamment la participation des entreprises américaines – est en passe d’être la plus importante de toute l'histoire de cet évènement. En fait, je suis tellement content des nombreux développements positifs déjà enregistrés que je voudrais entamer mon propos par mon message le plus important :
J'espère vraiment que PROMOTE deviendra un événement annuel [et je demande à mon ami, le ministre Mbarga Atangana, de bien vouloir nous accueillir à nouveau l'an prochain]. Le nombre incroyable de visiteurs et d’entreprises qui ont effectué le déplacement, ainsi que celui des marchés conclus durant ce salon montrent tout simplement que l’évènement est tellement important pour l'Afrique et l'Amérique, qu’il ne devrait pas se produire seulement tous les trois ans.
PROMOTE est un exemple de partenariat public-privé qui a fait ses preuves. Le Gouvernement camerounais, qui en est le promoteur, étend sa célèbre hospitalité à des milliers d'entreprises internationales et locales. Mon équipe et moi-même avons travaillé dur pour convaincre 30 entreprises américaines d’exposer leur savoir faire au sein du Pavillon américain, et je crois savoir que plusieurs contrats ont déjà été passés, intéressant notamment des camerounais et d'autres opérateurs économique africains et américains. Onze entreprises sont venues des États-Unis, dont neuf de l'État de l'Illinois, sous la conduite de Sam Ntum, un natif du Cameroun.
Reprenant les mots du président Obama, Mme Clinton a récemment déclaré aux dirigeants africains réunis au Kenya que l'Amérique veut être le partenaire de l'Afrique, et non son patron. Des évènements tels PROMOTE illustrent bien cette vision. Grâce à l’établissement de partenariats commerciaux et avec la bonne facilitation fournie par nos deux gouvernements, le Cameroun pourra réaliser son plein potentiel.
Nos relations commerciales sont en pleine expansion. Dans l’ensemble, le volume des échanges entre le Cameroun et les États-Unis a augmenté de 20 pour cent entre 2010 et 2011. Les exportations des États-Unis vers le Cameroun sont en hausse de plus de 75 pour cent cette année. En fait, nous sommes bien partis pour enregistrer notre meilleure année depuis 2008, au regard des objectifs énoncés par le président Obama dans son Initiative nationale en faveur des exportations. Les exportations non-pétrolières du Cameroun vers les États-Unis connaissent aussi une progression substantielle par rapport à l'année dernière, en particulier celles des produits camerounais qui arrivent sur le marché américain en vertu des dispositions de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA). À la faveur de cette loi, plus de 6.000 produits camerounais ont accès au marché américain en franchise de droits. Tous les pays africains ne sont pas éligibles à l'AGOA. J'ai confiance que le Cameroun conservera son admissibilité à ce régime de préférence commerciale en poursuivant ses efforts pour renforcer la démocratie, la gouvernance et l'environnement des affaires. Le Centre de ressources AGOA à Douala, qui est parrainé par l'Ambassade et l’État du Cameroun, est représenté ici dans le Pavillon américain. Son personnel est toujours disposé à aider quiconque voudrait exporter vers les États-Unis. Des Camerounais ont pu exporter du textile, des produits artisanaux, du poivre et bien d’autres produits agricoles grâce au Centre de ressources AGOA durant la première année d’existence de cette structure. Le dernier évènement à inscrire à son actif est la signature d’un contrat de cinq ans pour l’exportation de 6.000 tonnes de petits pois aux yeux noirs par an.
Notre partenariat commercial peut cependant faire beaucoup mieux, et je suis déterminé à contribuer à cette amélioration de plusieurs façons:
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Cette semaine, lors du Forum PROMOTE consacré à l'Énergie, l'Eau et l'Environnement, j'ai parlé des possibilités que regorge le secteur de l'Énergie. Je note que General Electric et AES représentés au Pavillon américain sont fiers de montrer aux visiteurs leur savoir faire et pourraient aider le Cameroun à réaliser son objectif d’une production énergétique efficace. J'ai aussi parlé de l’importante contribution du Cameroun à la santé de l’environnement mondial. Des sociétés comme General Electric et Green Innovation &Technology pourraient également jouer un rôle déterminant dans le cadre des efforts déployés par le Cameroun pour devenir un leader mondial en matière de protection de l'environnement.
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Ayant travaillé à renforcer le rôle de la Chambre de commerce américaine (AmCham) au Cameroun, je suis heureux d'annoncer que non seulement celle-ci nous aide à assurer le parrainage du Pavillon américain, mais qu’elle est désormais doté d’un bureau ; elle publie un rapport annuel ; et elle s’est enrichie de nombreux nouveaux membres.
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Lors d’une conférence internationale organisée récemment à Yaoundé, j'ai parlé de la nécessité pour les Camerounais de travailler ensemble sur les questions de propriété intellectuelle. Protéger la propriété intellectuelle camerounaise et - dans le cas de la lutte contre les médicaments contrefaits – sauver effectivement des vies est une condition essentielle pour attirer les investisseurs.
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Mon équipe commerciale déployée aux niveaux de l'Ambassade des États-Unis et de notre Bureau de Douala aide régulièrement les entreprises américaines et camerounaises à élargir leurs perspectives commerciales. En 2011, cette équipe a conduit deux missions commerciales aux États-Unis, lesquelles ont déjà des retombées significatives, en termes d’exportations d’équipements et de produits cosmétiques, évalués à des centaines de milliers de dollars.
Ainsi donc, nous travaillons d’arrache-pied pour améliorer le commerce entre nos deux pays. Mais je dois aussi souligner que le Cameroun et les États-Unis sont des partenaires commerciaux. Je sais que mes homologues camerounais travailleront tout aussi dur pour préserver l'éligibilité à l'AGOA et améliorer le climat des affaires au Cameroun. La première phase du Cameroon Business Forum a pris fin en juin, et je me réjouis de constater que le Cameroun a considérablement amélioré son classement dans le Rapport annuel Doing Business de la Banque mondiale. J'espère que la phase 2 du Cameroun Business Forum mettra un accent renouvelé sur la mise en œuvre des recommandations de la première phase. Une coopération accrue avec la société civile, dont la l'AmCham et d’autres groupements d’entreprises, peut apporter des améliorations encore plus importantes au climat des affaires.
En définitive, c'est l'hospitalité du climat des affaires au Cameroun qui va attirer davantage de sociétés comme celles qui sont mises en vitrine ici au Pavillon américain. Aujourd'hui, diverses grandes firmes sont représentées : sociétés d'énergie, banques, firmes d'ingénierie, sociétés d'énergie verte, entreprises commerciales, grossistes de machines, entreprises de produits cosmétiques et de santé. Ici au Pavillon américain, il ya quelque chose à offrir dans presque tous les secteurs. Aux côtés de ces entreprises, l'Ambassade des États-Unis, l'École américaine de Yaoundé, le département de l'Agriculture des États-Unis, et le Centre de ressources AGOA interviennent pour accompagner nos relations commerciales. Je vous invite à vous joindre à moi pour découvrir ce que l'Amérique a à offrir.
Je vous remercie de votre aimable attention.