Actualité 2009
Discours du Directeur du Corps de la Paix Américain aux funérailles organisés en faveur de John Grandville par la Communauté Bamendjou
24 Mars 2009 à BAMENDJOU
Son Excellence, Madame l’Ambassadeur des Etats-Unis au cameroun,
Monsieur le Sous-Préfet de Bamendjou
Son Altesse, le Roi de Bamendjou
Monsieur le Maire de Bamendjou
Messieurs les Autorités Traditionnelles,
Mesdames, Messieurs, chers Invités,
Je salue toute la communauté Bamendjou
C’est un sentiment mêlé de tristesse et de joie qui m’anime pendant que je prends la parole devant vous ce matin. Tristesse parce que John n’est plus là, mais joie pour le caractère grandiose de cette commémoration qui décrit l’impact de son passage dans cette communauté.
Le 13 Mars 2004, mon prédécesseur avait été invité à une grande cérémonie que vous aviez si bien organisée dans cette communauté en faveur des Volontaires du Corps de la Paix Américain ayant contribué à la promotion de l’éducation, l’agroforesterie et la santé dans cet arrondissement pendant les dix dernières années.
Je saisis cette occasion pour exprimer au nom du Corps de la Paix des Etats-Unis au Cameroun, notre reconnaissance à la Communauté Bamendjou qui nous honore encore ce jour. Par cet acte, elle est en train de nous dire : Votre mission dans notre pays en général et dans notre arrondissement en particulier, n’est pas vaine.
Parlant de John Grandville que vous appeliez Deffo Sokoudjou dont nous célébrons les funérailles aujourd’hui, il arrive au Cameroun en Juin 1997 et est affecté au Lycée de Bamendjou au mois d’Août de la même année. C’est en Juin 1999 qu’il rentre aux Etats-Unis après avoir fini son service avec succès au Corps de la Paix.
Nous retenons de John Grandville, un être exceptionnel, travailleur, doué et baroudeur du développement, un vrai ami du Cameroun, attaché au village Bamendjou qui lui a appris à connaître la vie et la culture africaine.
Parmi l’héritage laissé à Bamendjou, nous retiendrons, entre d’autres considération plus importantes, l’école bilingue de Bamendjou, le Journal du Village qu’il a initié avec BO’OH Tamkouong.
Je ne terminerai pas mon propos sans mentionner pour le renouveler l’approche philosophique du développement promu par le Corps de la Paix – LE RENFORCEMENT DES CAPACIT ÉS DES INDIVIDUS – ÉPINE DORSAL DE TOUT DÉVELOPPEMENT. John Granville nous a laissé un monument vivant en personne de Andre Guy Soh, qui a fait le déplacement pour ces funérailles et avec sa permission je voudrais lire ce qu’il a écrit lui-meme, je cite : « John a fait de moi ce que je suis aujourd’hui – il m’a fait acquérir des compétences et des connaissances qui m’ont rendu compétitif sur le marché mondial de l’emploi ».
Je souhaite une bonne cérémonie à tous
Je vous remercie.