Actualités de l'Ambassade
Des Camerounais séjournent à Stuttgart pour mieux comprendre l’AFRICOM
Du 14 au 17 septembre 2009, sous la conduite de deux membres du personnel de l’Ambassade des Etats-Unis à Yaoundé, une délégation de quatre journalistes et un universitaire camerounais a visité le quartier général du Commandement militaire américain pour l'Afrique (U.S. Africa Command - AFRICOM) à Stuttgart en Allemagne. Les journalistes constituaient un échantillon représentatif du paysage médiatique camerounais : médias privés et ceux gérés par l'Etat, médias francophones et anglophones, presse écrite, radio et télévision. Le séjour de la délégation a débuté par une visite de la ville de Stuttgart, ainsi que des rencontres avec des officiels locaux allemands, pour discuter avec eux des relations qu’ils entretiennent avec l'AFRICOM. Les deux journées passées à Kelley Barracks, où est basée l'AFRICOM, étaient consacrés à des exposés détaillés et des discussions sur les diverses missions et activités de l'AFRICOM, une visite de courtoisie au commandant général de l’AFRICOM (William "Kip" Ward), et une interview donnée par les deux dirigeants en second de l’AFRICOM : l’ambassadeur Anthony Holmes et le vice-amiral Robert Moeller. Le séjour s’est achevé par la visite des studios de l’AFN Europe à Manheim, le bureau « Stars and Stripes » à Kaiserslautern, et la base militaire aérienne de Ramstein, qui abrite l'US Air Forces Afrique.
L’AFRICOM a fait l’objet de commentaires mitigés sur le continent africain, et la rumeur court au Cameroun que l'armée américaine aurait l'intention d’installer des bases dans le pays et que l’objectif final serait de se garantir des droits miniers et pétroliers. Bien que certains des participants aient fait montre de scepticisme au moment de l’initiation de l'AFRICOM, l'esprit d’ouverture des membres du personnel de cette institution, et leur volonté de répondre à toutes les questions possibles, ont permis de lever les incompréhensions au sujet des activités et des objectifs du Commandement. «Au départ, je me méfiais de la présence militaire américaine en Afrique, » a admis un journaliste. « Mais après avoir visité Kelley Barracks et parlé à tout le monde, que ce soient de simples chauffeurs ou le général Ward, je comprends mieux leur mission. Je me considère désormais comme un ambassadeur de l'AFRICOM. »
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